I.C.R. Organisation mondiale de réflexologie

 

www.icr-reflexology.org 

 

Aller à la conférence de l’ICR (International Council of Reflexologists / http://www.icr-reflexology.org/ ) qui a lieu tous les deux ans semble un privilège à partager avec le plus grand nombre. 

Cette fois, nous étions à Sheffield, au Royaume-Uni, mi-septembre 2015 (pendant la semaine mondiale de la réflexologie).

Quatre jours pour rencontrer, échanger, avec des réflexologues du monde entier, tant de spécificités, de précisions, de spécialisations et parfois la reconnaissance officielle du métier…

Dans les comptes-rendus qui suivent, ne vous fiez pas à la longueur pour apprécier la valeur du travail du réflexologue présenté. Nous espérons que tout cela vous enthousiasmera autant que nous !

Alice & Didier

 

Father Josef : Reflexology Adventure (Taïwan)


Father (Père) Josef est comme un mythe vivant pour beaucoup de réflexologues. D’origine suisse, il vit à Taïwan depuis environ 45 ans.

Un jour, il y a de cela plus de trente ans, alors qu’il souffre de rhumatisme au niveau du genou, un ami lui propose de l'aider… en lui donnant le livre de Hedi Masafret, Good Health for the Future et en lui recommandant de s’appliquer lui-même cette méthode tous les jours. Personne ne parlait de réflexologie à l’époque en Extrême-Orient. Mais après s’être soigné, il s’occupe de personnes de sa paroisse et les résultats obtenus permettent à la réflexo de se faire connaître.

Le Docteur Eugene Cheng est allé rencontrer Father Josef après avoir expérimenté lui-même les effets positifs de la réflexologie. Voilà maintenant près de 40 ans qu’ils travaillent ensemble. C’est le Dr Cheng qui a initié Father Josef à la théorie de la Médecine Traditionnelle Chinoise, au Yin-Yang, aux 5 éléments... C'est devenu la base théorique de leur méthode.

Il y a 11 ans, des liens très forts se sont formés avec la Suisse et le reste de l’Europe par le biais de Martin Schwarz. Father Josef a alors présenté son travail sur notre continent et s’est rendu compte d’un bon nombre de différences avec la réflexo européenne. A Taïwan, la réflexologie est considérée comme une réelle thérapie et non un massage comme on l'appelle plus communément en Europe.

A partir du groupe européen, toute une diffusion vers l’Afrique s’est organisée aussi. Father Josef estime que le mieux est effectivement d’enseigner la réflexo aux Africains, qui ne peuvent se permettre des soins coûteux.

Le groupe taïwanais formé par Father Josef s’impose certaines règles : deux soirées d’échange pratique de réflexo par semaine et si quelqu’un est malade dans le groupe, il doit recevoir une ou deux réflexo par jour d’un membre du groupe. Les personnes du groupe enseignent aussi aux jeunes à pratiquer la réflexo sur les personnes âgées dans leurs villages et leurs familles.

De quoi se sentir inspiré(e), non ?

Si votre intérêt a été titillé, sachez que Father Josef a écrit 4 livres en taïwanais, dont l’un a été édité par Christine Issel en anglais (membre de l’association américaine ARCB, elle a participé à la création de l’International Council of Reflexologists).

Vous pouvez aussi retrouver des informations sur son site : http://www.fjmreflexology.com/

 

Hamish Edgar : Limbic Reflexology – Réflexologie limbique (UK- Royaume-Uni)


Edgar Hamish est infirmier depuis une quarantaine d’années. Il travaille principalement avec des personnes atteintes de troubles mentaux. Quand il se tourne vers la réflexologie, pensant à sa retraite pas si lointaine, il l’envisage aussi pour venir en aide à ses patients. Mais la retraite n’est pas pour tout de suite, tant la réflexo a pris de place dans sa vie. Ses découvertes, ces quatre dernières années,  l’ont inspiré au point de rédiger trois cours de réflexologie limbique. Cours qu’il dispense au Royaume-Uni et en France (à Toulouse).

L’angle d’approche du stress et de l’anxiété se fait habituellement par les zones réflexes du diaphragme, des glandes surrénales, …etc. La réflexo limbique permet, explorant l’anatomie et la physiologie du cerveau, d’accéder au réseau neuronal, à l’origine des émotions, permet donc d’aider au rétablissement de l’homéostasie.

La première zone réflexe limbique qu’Edgar Hamish a trouvée le fut un peu par hasard, pendant sa formation, sans qu’il sache ce qu’il travaillait exactement comme zone. La personne traitée endurait depuis quinze ans une transpiration excessive –  au point d’en perturber ses nuits et sa vie sociale – et un niveau de stress et d’anxiété très élevé. Pensant travailler la zone réflexe de l’hypophyse, M. Hamish était en fait sur la zone de l’amygdale (pense-t-il par la suite), partie du cerveau qui gère notamment les réactions à la peur et à l’anxiété. Quand il a travaillé cette zone, la personne n’a plus souffert de sa transpiration la semaine suivante. Et quand il ne l’a pas travaillée, la transpiration a recommencé.

Il travaille alors cette zone (qu’il définit aujourd’hui comme étant celle de l’insula) sur plusieurs personnes atteintes de très haut niveau de stress. Et continue à chercher d’autres zones réflexes du cerveau, à s’informer des processus impliqués dans chaque problème ou maladie qui se présente, de leurs rapports avec le système nerveux. Il compare la sensibilité des zones qu’il trouve aux informations connues du dysfonctionnement neurophysiologique de la personne.

Mais son plan des zones ne le satisfait pas parce que l’amygdale ne semble pas au bon endroit par rapport à l’hypophyse. Puis, en étudiant l’embryologie, il trouve la réponse. A quatre semaines, le tube neural de l’embryon et son cerveau en développement fléchissent à 45° au niveau du cerveau moyen (mésencéphale). Cela lui donne enfin confiance en la cartographie des zones limbiques telle qu’il est en train de l’établir.
C’est le traitement de volontaires souffrant de fibromyalgie qui a permis à la réflexo limbique de progresser le plus. Les zones réflexes limbiques se sont révélées au fur et à mesure, passant d’une seule à une vingtaine. La zone qu’il pensait être celle de l’amygdale se révèle être celle de l’insula (ou cortex insulaire). L’amygdale est juste en-dessous.

Le rôle primaire du cerveau limbique est de nous protéger et de détecter le danger, de permettre des réactions rapides et donc la survie. Tout ce qui est perçu par notre corps, de son propre intérieur ou de l’extérieur, est analysé en fonction de l’implication pour notre survie. Le cerveau limbique gère en permanence ces perceptions et nos réponses, à travers le système nerveux autonome et l’endocrinien. Quel que soit le déséquilibre, le cerveau va lancer le processus de réaction au stress. Aussi faut-il, pour être efficace, toujours traiter les zones de l’axe Hypothalamus-Hypophyse-Surrénales.

Depuis deux ans, Hamish enseigne la réflexologie limbique à d’autres réflexologues, en trois fois deux jours, abordant d’abord les questions du stress physiologique et émotionnel. Ensuite ce qui concerne l’apprentissage, la mémoire et enfin, la réaction du cerveau limbique à la douleur (et à la douleur chronique).

Son site en anglais : http://www.limbicreflexology.co.uk/

 

Prof Nicola Robinson & Leila Eriksen : Renforcer la réflexologie en Système de santé intégrée. Bâtir des ponts entre praticiens, chercheurs et décideurs politiques.

 

Nous avons déjà parlé du travail de Leila Eriksen en réflexologie pédiatrique, particulièrement pour les enfants atteints de cancer, au Danemark (dans le compte-rendu de la Conférence de l’ICR de septembre 2012).

Son travail en hôpital lui permet de collaborer avec des médecins et des chercheurs. Elle est la première réflexologue à avoir présenté trois sujets au Congrès International de Recherche en médecine alternative (International Congress of Complementary Medicine ResearchICCMR).

Cette fois, Mme Eriksen présentait une conférence conjointement à Nicola Robinson, professeur de médecine chinoise traditionnelle et de santé intégrée dans une université londonienne, ayant effectué son doctorat en immunologie tout en étudiant l’acupuncture.

Toutes deux collaborent à ce que les anglophones nomment familièrement les « CAM » (Complementary and Alternative Medecine) ou médecines complémentaires et alternatives. Elles souhaitent que la recherche s’ouvre à ces médecines et présentaient la base de ce que constitue une recherche, comment elle doit être menée, pour que la réflexologie devienne enfin visible aux grandes conférences internationales et qu’elle soit reconnue. Parce que la réflexologie est la deuxième thérapie la plus utilisée parmi les CAM au Danemark, qu’elle est utilisée dans le monde entier mais que les informations et articles scientifiques manquent.

Toutes deux présentaient comment praticiens et chercheurs peuvent collaborer pour atteindre ces objectifs d’étude et de reconnaissance. Et où trouver les informations pour défendre la réflexologie (ainsi que d’autres CAM) et bâtir des ponts non seulement entre praticiens et chercheurs mais aussi avec les décideurs politiques (en vue de système de santé intégrée). Pour que le système traditionnel (T) et de médecine complémentaire (CM) ne s’affrontent pas mais collaborent, pour que les populations et les états profitent du meilleur des deux.

Un projet en cours est celui du NAFKAM – the National Research Center in Complementary and Alternative Medicine – au sein de la Faculté de Médecine de l’Université arctique de Norvège, lié au Ministère de la Santé. Un registre a été créé pour collecter le plus d’informations possible venant de personnes (scandinaves) qui ont vécu une évolution particulière de leur maladie après un traitement en médecine alternative, exceptionnelle en comparaison de ce que les examens médicaux avaient révélé. Ce registre s’appelle le RESF.

Si ces sujets vous intéressent, beaucoup d’informations sont disponibles en ligne mais nécessitent de comprendre l’anglais.

Le site de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) – World Health Organization (WHO) :

http://www.who.int/medicines/publications/traditional/trm_strategy14_23/en/#

Le site de l’Université (UiT) abritant le NAFKAM : https://en.uit.no/finn?q=nafkam&submit-button=S%C3%B8k

Le site de Leila Eriksen : http://www.leilaeriksen.dk/da-DK/Velkommen/Engelsk-tekst.aspx

Vous y trouverez de nombreux liens dont celui des questionnaires MYMOP (Measure Yourself Medical Outcome Profile) et MYCAW destinés aux patients pour évaluer les thérapies complémentaires dans l’aide aux soins de santé lors d’un cancer.

Le site de l’université où enseigne Nicola Robinson : http://www.lsbu.ac.uk/

 

Henrik Hellberg : Théorie Hellberg du ligament – Hellberg’s Ligament Theory (HLT)

 

Henrik Hellberg a enseigné la réflexologie pendant 25 ans dans la plus grande école scandinave de médecine alternative. Sa femme et lui ont aujourd’hui deux écoles dont l’une à Stockholm, au sein de l’Académie ayurvédique scandinave.

Henrik Hellberg est homéopathe depuis 1988 et pratique quotidiennement l’ortho-bionomie depuis 1986, développant des techniques particulières qui permettent d’équilibrer et de corriger le bassin à partir des pieds.

M. Hellberg explique d’abord la différence entre l’ortho-bionomie et le concept du syndrome du pied verrouillé. Ce syndrome a été découvert par un dentiste norvégien, Kjell Bjorner, qui avait remarqué un lien entre une tension dans la mâchoire et une position bloquée du pied. Ce dernier en a conclu que ce lien était la source la plus fréquente de perturbations neurologiques dans le corps, touchant à une multitude de problèmes des pieds à la tête. La position verrouillée concerne le cuboïde, dont la mauvaise position pourrait, selon cette description du syndrome, être corrigée par manipulation.

L’ortho-bionomie a, quant à elle, été découverte par un docteur en ostéopathie, Lawrence H. Jones, dans les années ’60. Cette méthode est à l’opposé de tout traitement par manipulation. Elle n’inclut aucune manipulation prolongée ou contraignante mais vise à envoyer au cerveau les signaux nécessaires pour qu’il se reprogramme et permette au corps de relâcher toute tension, jouant sur la connexion entre le cerveau et les propriocepteurs.

La HLT est directement inspirée de l’ortho-bionomie, qu’Hellberg a, avec l’expérience, fait avancer. Il s’occupait habituellement des déséquilibres de bassin mais parfois, la réaction chez la personne traitée se faisait attendre. C’est alors qu’il a pensé à appliquer l’ortho-bionomie au support de tout cela… le pied.

Selon la HLT, l’os cuboïde sort de sa position suite à un déséquilibre au niveau des ligaments du pied. Ceux-ci se trouvent exactement à l’endroit des zones réflexes de l’os sacro-iliaque, de l’articulation sacro-iliaque et du bassin. Après une séance d’ortho-bionomie, la réaction physique est très forte ; cela va, fréquemment, jusqu’à normaliser une différence de longueur de jambe de 2 à 3 cm.

En ortho-bionomie, l’idée est d’exagérer la mauvaise position prise par la partie du corps qui n’est plus en position correcte, dans le silence (parler peut empêcher la reprogrammation du cerveau), pendant 90 secondes. Puis de revenir doucement à la position et de départ et de voir si la position est déjà en train de se corriger.

Le talon – une pensée pour le fameux Achille – est d’une importance capitale (sans jeu de mots étymologique…). Les anciens Grecs révèlent probablement par là une ancienne connaissance de base sur l’énergie vitale. En médecine chinoise, les grands canaux de l’élément Eau passent par le talon (Reins – Vessie). Et le foie est l’organe auquel prêter attention quand il est question de ligaments, aussi est-il sujet d’une grande attention en ortho-bionomie.

Pour en savoir plus, le site est en suédois mais vous pouvez le contacter en anglais :

http://www.teamhellbergzonterapi.com/kontakt

 

Vera Krijn : Réponse conditionnée
Vera Krijn est née aux Pays-Bas et vit aux Etats-Unis depuis 1975. Elle est spécialisée en réflexologie dans les problèmes de fertilité (Reflexology Assisted Fertility) et travaille à New-York avec un petit groupe médical spécialisé dans les grossesses à haut risque.
Son but en accompagnant toutes ces femmes est de les aider à garder la santé depuis les premières menstruations jusqu'à la ménopause. Selon elle, il faut changer le concept même de la santé dès la naissance. Une phrase de sagesse souvent attribuée à Bouddha dit : "La douleur est inévitable mais souffrir est optionnel".  Mais nous vivons dans une société qui présente l’accouchement comme forcément douloureux et dangereux. Beaucoup de femmes en ont peur, parfois au point de ne pouvoir concevoir ! Un bon début serait de comprendre d’où vient la douleur de l’accouchement. Et la peur  est la source principale de la douleur lors d’un accouchement, parce qu’elle provoque la libération d’adrénaline dans le corps. Ce qui a pour conséquence de réduire les contractions, de réduire l’afflux de sang oxygéné vers le muscle utérin. Ce qui ralentit aussi la dilatation. Comprendre que cette douleur n’est pas à craindre accélère l’expulsion du bébé.

Le stress affecte aussi la libido et la possibilité de conception. Voilà pourquoi la méthode de Vera Krijn se base sur la réduction du stress.

La réflexologie de Vera travaille donc sur la réponse conditionnée (CRR-Conditioned Response Reflexology), utilisant la théorie de Pavlov. Vera conditionne ses patientes en associant certaines techniques de réflexo et des réflexes qui induisent une profonde relaxation, avec une respiration contrôlée et une musique particulière.
Après plusieurs séances, certaines personnes arrivent à se conditionner elle-même vers une relaxation profonde rien qu’en écoutant la musique prévue. Cela semble si simple, trop beau pour être vrai. Mais c’est la réalité du terrain qui parle pour la CRR. La majorité des patientes des obstétriciens, sages-femmes et doulas qui utilisent la méthode vivent un accouchement plus efficace et plus positif.

Divers éléments permettent cette réussite. Pour approfondir le sujet, intéressez-vous à la puissance du toucher, premier sens de développement de l'enfant ; à la guérison par les sons ; à la respiration profonde contrôlée ; aux explications du fonctionnement de la réflexologie, notamment par effet sur le système nerveux. Et aux rapports entre zones réflexes sur les orteils et les parties du cerveau présentées dans la théorie du cerveau triunique.

Pour en savoir plus : (en anglais) http://www.fertilitybychoice.com/about-me.html

 

Sally Kay : Lymphoedème secondaire chez les patients traités pour un cancer du sein

 

Sally Kay a développé la Reflexology Lymph Drainage – RLD en travaillant dans une clinique pour personnes atteintes du cancer. Un lymphoedème est un gonflement persistant des tissus dû au blocage ou à l’absence des canaux de drainage lymphatique avec accumulation de liquide interstitiel.

Les patients qui recevaient les soins de RLD vivaient moins d’inconfort et moins de gonflement, avaient plus de force et de mobilité dans le bras.

Aussi Sally a-t-elle mené des recherches et mesuré les effets des séances de RLD. Les résultats sont spectaculaires. Et les patients, aujourd’hui nombreux, disent eux-mêmes qu’ils ont l’impression d’enfin retrouver leur bras, leur corps, une vie « normale ».

En 2002, son travail a été reconnu par la FHT – Federation of Holictic Therapists, qui lui a attribué le Prix d’Excellence pour la recherche et le développement, pour la RLD dans le cas des patients traités pour cancer du sein. Son cours de RLD a été accrédité en 2012 et l’an passé, elle est devenue Conseillère-Experte pour la Fédération.

Pour le résumé de sa recherche, voyez le European Journal of Integrative Medicine Volume 4, Issue 3, pp e359-e360, sept. 2012.

Voyez les images surprenantes des résultats sur la page publique facebook de Sally :

https://www.facebook.com/groups/389693331078913/924608037587437/

ou son site : http://www.reflexologylymphdrainage.co.uk/

 

Spiros Dimitrakoulas : Se débarrasser de l’Energie et des cartes de réflexologie pour un moment

 

Peu importe comment, il faut se toucher les pieds et les masser, les bouger, les malaxer. Le bébé même prématuré, pour rester en vie, touche et chatouille ses pieds. On chatouille les pieds d'un bébé pour contrôler ses réflexes à la naissance. Un véritable challenge dans l’équipe de foot avec laquelle Spiros Dimitrakoulas travaille, c’est de faire comprendre et d'apprendre à se frotter les pieds les uns les autres, que ce soit de la réflexo ou non, parce que le mouvement sur et dans le pied permet une auto-guérison : c’est le départ de la technique de Réflexologie Orthopédique.

Spiros propose de « jeter » le concept d’énergie parce que la plupart des scientifiques et des médecins considèrent qu’il n’y a aucune preuve concluante que la guérison par l’énergie ne soit autre chose que du placebo.

Et de mettre de côté nos cartographies de réflexologie à cause des incohérences entre les différentes cartes qui existent.
Une question de base à poser : est-ce un « réflexe » ou une « réflexion » ? Et de répondre selon ce qu’Eunice Ingham déclarait : un massage des points réflexes sur le pied augmente l’apport sanguin aux organes correspondant à cette zone massée, ce qui n’est pas le cas pour les autres types de massage du pied. Elle décrivait sa technique comme étant un mouvement lent, glissant-rampant, rotatif avec pression légère.
Parmi les multiples réflexions abordées par Spiros Dimitrakoulas, parlons de l’inhibition autogène. L’inhibition autogène est un réflexe de protection qui existe dans tous les muscles squelettiques, qui vise à empêcher la production d’une trop grande force (pour empêcher d’endommager le muscle lui-même, les tendons et même l’os où est fixé le muscle).

Les zones réflexes que nous travaillons se trouvent sur les muscles, les os et les tendons. Même si la personne traitée est en position relâchée, par la pression que nous exerçons, nous activons parfois l’organe tendineux de Golgi (GTO en anglais), organe récepteur sensoriel proprioceptif situé spécifiquement dans les tendons des muscles squelettiques. Une stimulation va entraîner l’inhibition autogène, c’est-à-dire la relaxation du muscle stimulé (mais une contraction du muscle antagoniste).

Spiros nous rappelle alors les lois de Pflüger, le neurophysiologiste allemand qui les a découvertes en soumettant une grenouille (sans encéphale mais avec moëlle épinière) suspendue par la tête à des stimulations sur une patte arrière en la mettant en contact avec de l’acide de plus en plus concentré. La réaction sera d’abord unilatérale (du côté où le stimulus se fait) puis symétrique (réflexe croisé). Ensuite la réaction semble se faire par irradiation, avec réaction des membres supérieurs et enfin réaction du corps entier.

Souvent une douleur unilatérale devient bilatérale par compensation mais également parce que
la douleur fonctionne aussi par réflexe croisé.

En massant les pieds, on touche à tous les muscles courts, tendons, fascias, ... et donc on touche directement le cerveau. Et le cerveau EST FORMATÉ à produire une réponse-réflexe sur tout le corps.
On peut être formaté depuis l'enfance à exécuter un mouvement sans y penser, par les réflexes profonds. Quand on masse en réflexo, on doit donc prendre en compte, les zones, les fascias, les tendons et les méridiens, les émotions.

Pour en savoir plus : http://spiros-reflexologia.blogspot.be/

 

Lynne Booth

En 2012, nous avions déjà présenté Lynne Booth et la méthode qu’elle a développée, la VRT – Vertical Reflex Therapy, dont la particularité est de travailler sur le pied, la main et une zone « déclencheuse », les trois à lafois, la personne exerçant une pression sur son pied ou sa main (debout, en général). Cette fois, Mme Booth se penchait plus particulièrement sur les techniques appropriées lors de blessures causées par la pratique d’un sport.

Mme Booth travaille dans son cabinet privé, dirige une clinique de réflexologie pour une résidence de 400 personnes et pour des footballers professionnels.

La VRT et le développement particulier que Lynne a permis sont reconnus et appréciés dans la communauté des réflexologues. Vous pourrez découvrir son travail au prochain congrès du RiEN que le CER organise.

En attendant, son site (en anglais) vous en dira plus : http://boothvrt.com/

 

Marie France Muller : Le Dien Cham ou comment soulager la douleur en une minute

Depuis une trentaine d'années, Marie-France Muller travaille en réflexologie faciale (ou Dien Cham) et en réflexo plantaire. Avant ça, elle n'avait jamais eu vent de cette technique. Aujourd'hui, elle est auteur de 31 livres.
Elle est toujours aussi surprise que le travail sur le point de sciatique (proximité du nez) fait re-marcher quelqu’un en moins d'une heure et demi,  sans douleur en repartant.
Elle dit également que la technique est "tellement simple" qu'elle n'a pas besoin d'être enseignée. On peut apprendre uniquement en utilisant les livres qui ont été écrits de manière de plus en plus simple.
La seule chose à savoir est la pression exacte à exercer pour traiter et pour cela il faut avoir une petite aide via un atelier. On peut alors enseigner à tout le monde comment faire et où appuyer pour un auto-traitement.
Un jour, elle s'amusait en massant son chat et a remarqué que cela fonctionnait également sur lui et depuis, de temps en temps on lui demande d'essayer sur d'autre animaux : chat, chien, cheval.
Pour Marie, il n'y a pas un seul cm² sur le corps qui ne réagisse à une technique réflexe. Elle a remarqué que, sur tous les corps qu'elle travaille, la représentation du corps sur le visage se projette de manière identique. La tête au-dessus et entre les yeux, les épaules et bras au-dessus des yeux, la colonne sur le nez, les cuisses au-dessus de la bouche, les genoux autour de la bouche, les jambes et pieds sous la bouche et sur le menton.

 

 

 

Peter Lund Fransen : Nouvelle lumière sur la réflexologie


Comment cela fonctionne-t-il ? Peter a toujours été fasciné par la connexion qu'il y a entre les petites et les grandes choses : poussière et univers, Big Bang, énergie dans les choses et dans les gens. Sa curiosité l'a poussé à aller chercher toujours plus loin l'origine de chaque chose.
Y a-t-il un effet placebo dans la réflexo et dans l'énergie qu’on y donne ? OUI et ce n'est pas une mauvaise chose, car l'esprit qu'on met dans une thérapie a un grand effet sur notre corps et sur notre santé.
La peau est composée de fibres qui interagissent entre elles de manière fabuleuse. Peter a partagé une vidéo qui montre avec précision les liaisons qu'il y a dans la structure de la peau. Un médecin français, Jean-Claude Guimberteau, a filmé les fascias, juste sous la peau. C'est comme une toile d'araignée en 3D qui peut bouger, créer ou transformer ses liaisons. C’est visible sur youtube : (France) https://www.youtube.com/watch?v=L5rCuIYlr9o

C'est vraiment impressionnant, magnifique, fascinant (alors que c'est filmé à partir d'une chirurgie).
L'Energie Subtile est la plus difficile à mesurer, malgré que dans quasi tous les pays du monde, elle porte un nom : Chi, Ki, Mana, Baraba, Elan Vital, Od, Life Force, Time Density Subtle Energy...
Nous emmenant ensuite sur le sujet de la conscience et de l'inconscience, Peter Lund Fransen nous montre l’expérience d'une goutte d'eau analysée avec une photo Kirlian. Après 5 minutes, il est demandé à toute l'assemblée de regarder et de se concentrer sur la même bouteille d'eau. L'expérience est troublante : la photo Kirlian a complètement changé.
L'effet de la conscience transforme l'énergie des choses et des gens : c'est l'Intention qu'on met qui va produire un changement !
De même que l'expérience de Ernst Chladni sur "l'effet de la fréquence du son sur la résonance et sur l'impact de l'énergie de vibration". Voyez l’expérience avec du sel sur une table qui change de forme et de complexité : https://youtu.be/Qf0t4qIVWF4
Le corps est une caisse de résonance : c'est pour cela qu'on peut travailler de tellement de manière différente pour traiter un problème, pour s'attaquer à une pathologie. Il existe une résonance des réflexes. Conscience et intérêt sont l'ESSENTIEL.

Et Peter Lund de terminer avec cette question :

« D’ailleurs, avec toutes leurs différences, les cartes de réflexologies ne seraient-elles pas tout simplement des guides pour que les thérapeutes travaillent en conscience ? »