Historique

 L’origine de la réflexologie se perd dans la nuit des temps.

Nous retrouvons des traces de réflexologie :

 

  • En Chine : Le plus ancien document connu traitant du massage réflexe est le   Nei Tching Sou Ven écrit par un certain Houang-Ti l’ancêtre de l’acupuncture. Ce document date de  2700 av J-C, il y a donc près de 5000 ans

   

  • En Egypte : Une fresque murale de la tombe du médecin Ankhmahor à Saqqara, (Médecin du pharaon) représente quatre personnages dont au centre deux personnes de peau foncée, deux thérapeutes ou deux esclaves pour certain. L’un travaille le pied, l’autre la main. L’hiéroglyphe dit : « Dis-moi où tu as mal et je dirai à ta douleur de s’en aller. »
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  • En Inde : 

-          Représentation du pied de Bouddha avec les symboles des différents règnes autour de la roue des cycles de transformation de la vie.                                      

-          Représentation des pieds de Vishnu (XVIIe siècle).   « L’univers est contenu dans les pieds ». 

-          Massage des pieds dans la médecine Ayur – Védique. Massage avec du beurre clarifié et un bol de métal (Cuivre) pour calmer le feu. Avec le bol, on fait  des mouvements de pression, de rotation, de vibration.

  • Chez les Indiens d’Amérique : Qui la pratiquent encore aujourd’hui !
  • Au Tibet : Les lamas pratiquaient la réflexologie au niveau du crâne.
  • Sud-afrique : orientée vers la dimension émotionnelle. Faite d'effleurements, de pressions très douces, elle permettrait une libération émotionnelle intense.

 

Il faut toutefois attendre le début de ce siècle pour que la réflexologie soit redécouverte et connaisse un essor notable.

Il n’y a pas de trace de réflexologie au Moyen-Âge de plus en plus matérialiste.

 

En 1913 aux USA, le Docteur William H.Fitzgerald (ORL) remarque que ses patients crispent leurs mains sur les accoudoirs du siège ou serrent les poings. Il se pose alors la question de savoir s’il s’agit d’un stress ou du fait que de presser certains points aurait un  effet calmant et anesthésiant sur douleur. Pour démontrer sa théorie à ses collègues, il prend le confrère le plus septique de la salle, lui presse certains points de la main puis avec une aiguille traverse le lobe de l’oreille et le patient ne sent rien. 

Il expose ses travaux sur « la thérapie des zones » confirmant que « la pression exercée sur des parties du corps comme la main et les pieds a pour résultat de soulager la douleur. »

Sa théorie est mal reçue par ses confrères plutôt sceptiques, qui sont plus tournés vers la nouvelle aire industrielle des médicaments et des antibiotiques.

Nous devons à Fitzgerald la division du corps en 10 zones longitudinales se prolongeant jusque dans les mains et les pieds. Il s’agit en quelque sorte d’une projection géométrique

« en tranches » du corps sur le pied. (Attention, il ne s’agit pas du trajet des méridiens.)

  

Fitzgerald travaille aussi sur l’oreille, la main et connaît la sympathicothérapie.

Un médecin généraliste, Joseph Riley fut convaincu par ses recherches et étudia auprès de Fitzgerald les techniques de ‘zone therapy’. Il les utilisa ensuite dans son propre cabinet médical. Il apportera les divisions du corps en sens horizontal.

Les docteurs Bowers et Starr White continuèrent l’œuvre de Fitzgerald de 1915 à 1930 et obtinrent d’excellents résultats sur des centaines de patients.

Par hasard, Eunice Ingham (1879 – 1974) physiothérapeute en Floride eut connaissance de cette technique et fut fascinée par les résultats obtenus. Elle devint l’assistante du Dr Riley.

Elle vérifia et revérifia chaque zone du pied et en établi la cartographie.
C’est elle qui dessinera la première planche montrant la localisation des zones-réflexes du pied. C’est cette planche, remodelée à plusieurs reprises, qui sert actuellement de base à la pratique de la réflexologie.

Eunice Ingham ne vit que pour les réflexologies de la main, de l’oreille, du nez mais se passionne pour celle du pied.

La relève est assurée par son neveu Dwight Byers qui est aussi passionné que sa Tante.

Exemple : « Dans l’avion, il attrape la main d’une hôtesse et lui demande si elle connaît la réflexologie et lui offre un mini massage aux mains ».

La plaque minéralogique de sa voiture commence par « FEET », pied en anglais.

Il crée son école selon la méthode Ingham, restant très fidèle à l’enseignement d’Ingham

Si cela a un côté rassurant cela peut aussi devenir une rigidité face à l’évolution de la réflexothérapie. Pour lui, on ne peut changer un point dans la méthode de sa Tante.

Et si vous posez une question à quelqu’un qui enseigne la méthode Ingham comme Betsy Shand en France elle vous dira : « selon la méthode Ingham…. »

Cela n’empêche que Dwight Byers est « membre d’honneur » du CER. C’est un grand honneur pour nous.

  

Dwight Byers propage l’œuvre d’Eunice Ingham partout dans le monde, ainsi que Mildred Carter aux USA, Hanne Marquart en Allemagne, Doreen Baily en Angleterre et Edith Masafret en Suisse, ainsi qu’Inge Dougans en Afrique du Sud .

Il peut y avoir des différences dans la place de certaines zones sur le pied ou dans la méthode de travailler, la pression … entre les différentes écoles. Qui a tord, qui a raison ? Personne. C’est à vous de voir dans votre pratique ce qui répond le mieux.

La podoréflexologie n’est qu’une partie de la réflexologie en générale.

Le corps entier est une vaste zone réflexe.